Un conte colombien

Nov 13, 2012

BogotaC’était il y a un an. En visite chez des amis américains installés à Bogota, nous déambulions dans les rues de la Macarena, petit quartier arty installé au pied de la montagne Monserrate. Un cigare aux lèvres, nous découvrions avec joie les petites boutiques de la capitale Colombienne quand notre ami nous proposa de rendre visite au maroquinier installé à l’angle de sa rue. Il avait commencé à le fréquenter quelques mois auparavant, en lui proposant des cours d’anglais et de français contre des cours de maroquinerie. L’offre avait fait mouche, et les deux compères fabriquaient désormais des sacs en rigolant en trois langues.

Entrant dans la petite boutique, nous aperçûmes le patron du lieu installé derrière son établi, un tablier en cuir noué autour de la taille. Il s’approcha pour saluer notre ami, qui nous présenta à son tour. Nous fîmes le tour de la petite boutique atelier, pour admirer les superbes sacs en cuir présents tout autour de la pièce. Des petites sacoches cousues main, des gros sacs de voyage pour homme, des besaces façon sac de médecin, des portes documents et des porte carte…. L’endroit était une véritable caverne d’Ali Baba de la maroquinerie masculine.

Repensant à tout cela un peu plus tard autour d’un verre de Rhum, nous pensâmes qu’il était dommage de ne pas pouvoir disposer d’une telle offre de qualité pour un prix honnête en Europe, ou nous devons souvent payer la marque si nous souhaitons acheter des produits cousus mains. Elargissant notre champ de réflexion, nous nous rendîmes compte qu’il en était en fait de même pour la majorité des accessoires de mode masculins, introuvables à un tel niveau de qualité et dans un même endroit. L’idée de Monsieur London était née. Il nous fallut trois mois supplémentaires de voyage jusqu’en Argentine, d’autres rencontres et d’autres idées pour la finaliser, puis un an de travail pour la faire aboutir. Mais tout commença là, au cœur de la capitale Colombienne. 

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