De derrière le comptoir.

Apr 16, 2013

Monsieur LondonComme vous le savez surement si vous n’êtes pas tombés sur cette page complètement par hasard, Monsieur London a ouvert lundi sa première boutique éphémère dans sa ville, Londres. Nous avons choisi le quartier populaire de Dalston, au nord de la capitale anglaise, pour son joyeux mélange de résidences d’artistes, de hispters en goguette, de restaurants turcs, de marchés caribéens,  et de jeunes familles installées dans de jolies maisons à quelques encablures du centre ville. Un bordel créatif et élégant qui résume assez bien notre univers. Des amis artistes sont venus accrocher leur tableau, un ébéniste nous a prêté un valet, une boutique de meubles en a fait de même pour quelques belles pièces années 50. Et nous voila derrière le comptoir, à offrir des cafés à quelques messieurs à la recherche de belles cravates.

Le pari était risqué. Après tout, n’ayant jamais travaillé dans la vente auparavant, nous aurions pu nous apercevoir que nous détestions ca, et préférions nous concentrer sur la vente par internet, plus impersonnelle. Mais il n’en est rien, et nous voilà très contents d’expliquer à chaque personne passant la porte de notre boutique nos choix, nos coups de cœurs et notre univers. Le coin s’y prête, et la moitié du quartier à déjà twitté des photos de notre « shop ». Le café d’à côté nous amène même des arabicas le matin pour nous accueillir dans le voisinage.

De fait, la boutique vient compenser un manque certain, celui de ne pas voir la réaction de nos clients sur internet. Certes, le web est un formidable moyen de toucher les gens, et ce ne sont pas nos habitués de Vancouver ou du Vietnam qui diront le contraire, mais l’aspect simple d’être assis derrière un comptoir et de recevoir les gens relève d’une toute autre approche. Il s’agit finalement de passer sa journée à discuter avec les clients, ce qui nous va tout à fait.

Ceci nous amène donc à poursuivre notre choix de s’orienter vers l’ouverture de nos propres boutiques, dans un futur que nous espérons le plus proche possible. Nous avons déjà des pistes de financement, mais si vous êtes un riche héritier sans l’imagination nécessaire à la dépense efficace de vos deniers, n’hésitez pas à nous contacter, nous avons des projets pour 1000 ans.

Sur ce, un client vient de rentrer dans la boutique, attiré par la voix brute de Neil Young qui se répand à l’extérieur, entourant notre vitrine d’un male parfum de sous bois canadiens. Je vous laisse !

Valentin Goux

Belmondo, la classe intégrale   Notre selection de sacs            "Made in France" ?

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