Downton Abbey, comme une envie de chapeau.

Oct 10, 2012

Chapeaux Downton Abbey

C’était il y a un siècle. On ne portait alors pas de bikinis, ni de shorts ou autre claquettes. On recevait les dernières nouvelles de New York par télégramme, et les messieurs ne riaient jamais trop fort. Certains se battaient encore en duel, pour un différend politique à la chambre ou les beaux yeux d’une bécasse. La mère d’une mariée l’avertissait vaguement le matin même des noces de ce qui allait lui arriver le soir dans la chambre à coucher. Les femmes ne travaillaient pas, ne donnaient pas leur avis, et ne votaient pas non plus… En un mot comme en cent, pas de quoi pleurer sur le passé.

Néanmoins, un souffle  nostalgique semble récemment avoir envahi la partie du monde connectée aux chaines satellitaires. Vieilles pierres, esprit anglais, chasse à courre, grands vins, complots, bassesse… Si vous vivez à distance raisonnable du Royaume Uni et de ses productions télévisuelles, vous n’avez pas pu échapper à la déferlante provoquée depuis 2010 par « Downton Abbey » le désormais célèbre « show » d’ITV1, diffusé en France par TMC. Relatant les péripéties des habitants d’un château anglais, des aides de cuisine à la comtesse douairière en passant par toute l’échelle intermédiaire des classes sociales, au cours des débuts du XXe siècle, la série nous compte parmi ses nombreux aficionados.

Alors un brin réactionnaire Monsieur London ? Certes non, mais il faut bien avouer que l’esthétique de Dowton Abbey est des plus plaisantes, tant elle fait appel aux codes du gentleman farmer. Loin de nous l’idée de regretter l’idée de devoir appeler quinze personnes afin d’enfiler un habit pour le diner, mais les tenues portées par les acteurs masculins de la série nous ravissent. Abusant du tweed, des bottines à lacet, des chapeaux en feutre, gilets, montres et autres accessoires de mode, ceux-ci, qu’ils soient aristocrates ou pas d’ailleurs, nous rappellent un temps où l’on prenait encore le temps de s’habiller, avant l’instauration de la dictature des « Yoga pants » et du tee-shirt blanc. Dictature qui nous compte aussi de temps à autre parmi ses administrés, il faut bien l’admettre, mais rien n’interdit un brin de nostalgie. Les temps changent et les modes suivent, mais un peu d’élégance, de parties de campagne et de chevauchées au soleil ne nous ferait pas de mal. 

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