Une histoire de calecons...

Jan 20, 2015

Je me mêle de ce qui ne me regarde pas. Comme rarement. Mais si Souchon voit sous les jupes des filles on peut s'aventurer sous les pantalons des garçons. Sous un pantalon, il faut un caleçon... 

Au commencement, il y avait le pagne. Bout de tissus  court entrelacé autour du bassin et vêtement des peuples civilisés avant Jésus Christ ( comme les Egyptions dans Astérix et Obélix). Puis l'évolution avec un caleçon court qui devient une pièce de vêtement par égard à la pudeur et la pureté que l'on retrouve en Occident notamment avec les Gaulois (toujours dans Astérix et Obélix) et leurs braies qui constituent des caleçons longs et larges. Jusqu'au Moyen-Age il y eut les braies et les vêtements de dessous constituaient les vêtements de dessus et le seul vrai sous vêtement était la chemise qui était longue, voire très longue afin de recouvrir et protéger ce que la rédaction m'interdit de nommer. Une patte sur la chemise permettait de relier et de tenir les braies à la chemise. 

Les siècles suivants décidèrent de relier les jambes des braies directement entre elles, ce que l'on appelle la braguette, parfois par des boutons ou des lacets passant dans des oeillets. 

Au XVIIIème siècle, le caleçon redevient long et large et flotte jusqu'aux genoux et demeure une pièce entre vêtement du dessous et vêtement du dessus. 

Les premières tentatives de lingerie sexy pour homme ne furent pas un grand succès.

C'est le siècle des innovations et celui qui constituent les fondements de nos vestiaires actuels qui voit apparaître dans sa première moitié les premiers sous-vêtements en tant que tels. Le caleçon est long jusqu'aux chevilles et en flanelle ou jersey au fil des saisons. 

La forme actuelle doit beaucoup aux boxeurs du début du XXème siècle qui ont eu besoin d'un caleçon court, léger et  flottant mais avec une ceinture qui tienne le coup au combat. 

Même si les américains sont nos amis et que John Kerry parle en français on oublie que pour redynamiser leur économie dans le moitié du siècle précédent ils nous ont envoyé le slip. Pourtant, le caleçon est le sous-vêtement qui convient le mieux à la silhouette masculine, il relie le torse aux jambes sans discontinuer et sans casser la ligne. Comme tout le monde n'est pas un Apollon il donne l'impression d'avoir moins de bide et souligne les muscles des jambes lorsqu'il se relève à mi-cuisses. 

Un élégant l'est de la tête aux pieds et du dessus au dessous. Et quoi de plus harmonieux que d'associer sa chemise à son caleçon qui peut être en popeline jusqu'au si délicat zéphyr ?

Pendant ce temps là, chez ces dames...

Le caleçon est une pièce élégante, fluide et il convient à toutes les silhouettes. Si l'on a un postérieur proéminent, la coupe américaine sauve. (Celle qui a une pièce de confort derrière). La coupe française est-elle très nette et moins flottante et l'on en trouve facilement avec deux pinces sur le devant comme certains pantalons, pour la suprême élégance. 

Pour ceux qui prônent le confort du boxer, André Agassi et Pete Sampras ont gagné pas mal de matchs de tennis paraît-il alors qu'ils portaient des caleçons. Les dessous chics c'est des dentelles et des rubans disait Gainsbourg. Oui. Mais pas seulement. Non pas seulement. 

Marion Melkonyan

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