10 looks sûr pour passer l'été.

Jun 09, 2014

Panama chapeauPas facile d’avoir l’air élégant lorsque les grandes chaleurs mettent à nu les plus pudiques. Si l’hiver peut permettre aux classiques de s’en tirer sans dégât, l’appel des plages est fatal pour beaucoup d’entre nous. Pour s’en sortir sans sombrer à l’appel des mocassins tricolores à dominante vert pomme et des bobs ricards, voici quelques pistes à explorer. Toutes ont fait leurs preuves.

- L’homme de la Riviera. Pantalon en lin blanc, Panama roulable fabriqué en Equateur, chemise en coton négligemment entrouverte sur un torse bronzé, ceinture tressée, l’homme de la Riviera sait jouer de son élégance décontractée, façon Cary Grant dans « La Main au collet » (To catch a thief en version originale.) Il ne met jamais de chaussettes dans ses mocassins, excelle à la conduite de hors bords mais ne dédaigne pas la pétanque, et apprécie un Bandol frais à l’heure de l’apéro. Peu jouable néanmoins si vous habitez au nord d’une ligne comprise entre Montélimar et Bordeaux.

Le navigateur de retour. Amoureux des embruns et pécheur à pied durant toute son enfance à marée basse, le navigateur de retour ne tente même plus de coiffer une chevelure blonde ébouriffée par le sel et les sorties en bateau dans le golfe du Morbihan. Il porte des marinières made in France et des chinos de couleur, et a abandonné à son père les chaussures bateaux pour des baskets en toile. Le dimanche venu, son teint halé et son allure preppy-tregonec font des ravages au mariage de sa cousine.

Sac cuir homme

- L’ingénieur détendu. Desert boots de rigueur, gros ceinturon en cuir brun, et pantalon en toile beige remonté par un large revers, l’ingénieur détendu aime porter des tee-shirts unis à finition chinée, parfois avec une pochette sur la poitrine pour y mettre ses lunettes en écaille de tortue (Enfin très bien imité en tout cas). Le soir venu, il passe son plus beau maillot de bain de couleur pour se rendre à la plage, en espérant que l’obscurité fasse passer son manque de bronzage pour un signe de fraicheur.

- Le titi en virée. Connaissant par cœur les répliques des valseuses, le titi en virée a quitté, Paris pour venir se mettre à la fraiche. Il déambule dans les rues d’un bled provençal ou son grand père est venu s’enterrer il y a 10 ans en faisant admirer aux cagoles locales ses espadrilles made in France, sa casquette en coton, son chino et son t-shirt blanc. Au bout de trois jours, son accoutumance au pastis et ses dons à la belotte le feront adopter par trois générations de villageois.

- Le flâneur des boulevards. Sachant que l’on n’apprécie bien Paris qu’en été, lorsque la ville, vidée de ses odieux habitants tous semblables à lui, se révèle dans la beauté nue de sa pierre, le flâneur des boulevards reste dans le 10éme arrondissement du 1er juillet au 31 aout. Multipliant les incursions en territoire inconnu, avec deux voyages rive gauche le 16 juillet à 15 heures pour trouver une épicerie libanaise et le 5 aout à 18h30 pour aller chercher sa fiancée à Montparnasse, il passe le reste de son été à profiter de sa chance d’être parisien. Mocassins en daim bleu, pantalons légers, cravate en tricot, blazer et pochette roulottée à la main sont les compagnons de ses déambulations quotidiennes sur les bords de la seine.

Costume en lin

- L’orientaliste. Toujours une djellaba à portée de main, l’orientaliste est un dandy rêvant d’ailleurs. Tel Byron, il affectionne les tenues bariolées, les fanfreluches et les pompons. Un brin extravagant pour un natif de Saint Etienne, mais qu’importe ! Lorsqu’il ne s’affuble pas d’une des tenues ramenées de ses voyages, il lit Pierre Loti en terrasse habillé d’une veste en lin bleu et d’un pantalon clair en laine légère, nœud papillon à motif, chapeau de paille et  chemise rayée. 

- Le southern gentleman. Chantonnant un air de jazz dès le réveil, ce connaisseur des trompettistes les plus obscurs des années 50 aime à porter un costume en seersucker quand vient la saison chaude. Mint Julep à la main, on peut le retrouver tout l’été avec d’autres amis riches et oisifs dans des revival jazz à New York ou des expositions de vieilles voitures en Croatie. Sa tenue est accessoirisée par des bretelles colorées, un nœud papillon estival et un cigare de taille conséquente.

- L’explorateur sans craintes. Habitué des bars à marins de Hanoi comme des grands restaurants londoniens, l’explorateur sans crainte passe ses vacances en Asie du Sud Est où il espère découvrir des lieux authentiques et protégés, comme des dizaines de milliers de ses compatriotes au même moment. Pour manger des brochettes de rat sur un marché chinois, sa tenue se compose d’un pantalon en toile de coton de couleur sombre, afin de ne pas mettre en avant les taches d’huile pimentée, de baskets montante en toile, d’une chemise fine et d’un foulard noué autour du cou. Prudent, il emmène toujours une cravate en lin et des mocassins au fond de son sac à dos, au cas où son pote attaché culturel stagiaire à l’ambassade arriverait à le faire rentrer dans une soirée.

Cravate tricot

- L’anglais en goguette. Si les chaussures noires et les costumes sombres sont faits pour la ville, la campagne est-elle dédiée au tweed. Fort de ce savoir deux fois séculaire, l’anglais en goguette ne pose pas un pied en dehors de Londres sans avoir revêtu un complet en bonne laine, parfait pour se balader sous la pluie au bord de l’océan. Pour compléter la tenue, une flat-cap écossaise et des chaussures solides feront l’affaire. Et puisque c’est l’été, on se passera peut être de veston si la température dépasse les 15 degrés. (Si, si on vous jure, c’est arrivé une fois, en 1956, dans le Kent !)

- Le navigateur en carton. Il n’a jamais passé son permis bateau, mais son équipage dirige très bien le yacht sans son aide. Portant en permanence des mocassins bleus, un pantalon blanc en gabardine de coton et un blazer croisé, il s’équipe d’une cravate à rayures lors de son arrivée au port, et file droit au club boire un mimosa. Attention toutefois, tout ajout de casquette de capitaine à cette tenue la ferait passer de l’élégant au gros con. 

    F.McKenzie

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